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Musier, la marque influente d’Anne-Laure Mais

Musier fait partie de ces marques qui déclenchent un déluge de likes et de commentaires sur les réseaux sociaux. Lancé il y a deux ans par Anne-Laure Mais –blogueuse et figure incontournable d’Instagram – Musier a utilisé les canaux digitaux pour se déployer à la vitesse grand V. La créatrice, aussi connue sous le nom d’Adenorah, dévoile les coulisses de ce succès 2.0 et l’identité d’une griffe pensée pour les filles connectées.

Par Inès Matsika

 

Musier

Anne-Laure Mais

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Vous avez lancé Musier il y a deux ans. Comment la marque a-t-elle évolué depuis son lancement ?

Elle a affirmé son style. Avec mes partenaires, It Collection*, nous avons pris le temps de savoir quel vestiaire nous avions envie de construire. Aujourd’hui, l’identité de Musier est claire : nous proposons des pièces intemporelles, féminines, confortables, avec un twist vintage.

D’où vient votre amour du vintage ?

De ma mère. Elle a toujours été passionnée par les brocantes et elle m’y a entraînée dès l’enfance. Nous avons beaucoup chiné au Pays basque où j’ai grandi. Très tôt, j’ai appris à customiser les pièces que je trouvais. J’adorais tailler dans les vieux jeans Levis pour les actualiser.

Quelles sont les années que vous préférez revisiter ?

J’ai un penchant pour les années 90-2000. Cette période évoque mon adolescence et les stars de la pop que j’idolâtrais. Mais j’apprécie aussi certains styles incontournables des années 70 comme les pantalons taille haute et les imprimés fleuris. Cette période est également inspirante pour ses icônes telles Brigitte Bardot et Jane Birkin.

Si Musier a une esthétique vintage, cela ne l’empêche pas d’être totalement ancré dans son époque. La marque célèbre les muses 2.0 et fait un clin d’œil à cette nouvelle génération de filles ultra connectées.

 

Musier
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On a longtemps présenté Musier comme une marque digitale. Comment vous êtes-vous appuyée sur les réseaux sociaux pour la développer ?

Ma notoriété vient principalement d’Internet. Je me suis d’abord fait connaître avec un blog développé à l’époque sous le nom d’Adenorah, puis mon compte Instagram, très suivi, est devenu une formidable plateforme. En lançant Musier, j’ai donc surfé sur ma réputation numérique. La communication a exclusivement été diffusée sur les réseaux sociaux. En cela, on peut dire qu’il s’agit d’une marque à 90% digitale. Quand nous postons de nouveaux modèles sur Instagram, le jour-même nous connaissons des pics de vente. C’est édifiant.

J’utilise aussi ce réseau social pour découvrir des muses, qui représenteront la marque. Je ne recherche pas forcément des femmes avec de fortes communautés. Je me laisse séduire par leur style et ce qu’elles dégagent.

Musier est très plébiscité aux Etats-Unis. Comment expliquez-vous cet engouement ?

L’identité française de la marque plaît à sa communauté qui est assez internationale. Aux Etats-Unis, il y a eu un effet boule de neige. Il a suffi que des mannequins très en vue comme Kaia Gerber et Bella Hadid portent nos pièces pour que la marque prenne son envol et séduise les clientes américaines. Nous avons eu beaucoup de chance.

 

Quel est aujourd’hui votre regard sur les influenceuses ? Leur rôle a-t-il évolué selon vous ?

Même si je comprends le besoin de poser des étiquettes, j’ai beaucoup de mal avec ce mot : « influenceuse ». J’estime que tout le monde peut influencer à son échelle. Je lui préfère le terme « Instagrameuse ».

Instagram est un très bon outil pour s’exprimer et se mettre en scène. Mais il peut aussi engendrer une sorte de chasse aux sorcières sur des sujets assez délicats où la prise de parole n’est pas évidente. Aujourd’hui, les personnes très suivies doivent se montrer prudentes sur ce qu’elles postent. Cela demande davantage de réflexion et retire un peu de spontanéité.

Musier a connu une forte expansion en peu de temps. Cela vous-a-t-il surpris ?

Dans le bon sens, oui ! Je suis vraiment ravie du tournant que prend cette aventure. Après une phase très digitale, nous axons nos efforts sur l’ouverture des points de vente. Mon petit rêve : ouvrir un pop up aux Etats-Unis. Ce serait vraiment gratifiant.

* It Collection est une société qui aide les influenceuses à développer leur marque

www.musier-paris.com 

 

Lire aussi: L’été d’Hanane Hotait

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L’été d’Anne-Laure Mais

La destination de vos vacances 

Au début, nous ne souhaitions pas quitter la France car la famille de mon mari a une très belle maison au Cap Ferret. Mais finalement, nous avons réservé une semaine dans les Pouilles, en Italie. On part en amoureux.

Dans votre valise, on trouve … 

L’été, mon uniforme se compose d’un short en jean, d’un tee-shirt et de sandales. J’embarque souvent beaucoup trop de choses, mais au final, je reviens toujours à ces essentiels !

Les 3 livres qui vous accompagnent

Je n’ai pas encore fait ma sélection. Ce sera certainement des autobiographies et des romans policiers. Je dévore aussi les magazines de décoration. Très inspirant !

Votre bande son estivale

Je suis un enfer pour mon entourage car j’ai la même playlist depuis 2 ans ! C’est celle de mon mariage. Il y a de tout, et surtout des chansons qui m’évoquent des souvenirs.

Le parfait plat d’été

Le melon est ma passion. Je l’aime nature.

Le moment de la journée que vous préférez

Le début de soirée, avec le coucher du soleil.

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