james moore

L’art délicat de James Moore

Il ne sera pas un livre de plus sur votre coffee-table. Celui-là, vous ne le lâcherez plus. La monographie James Moore. Photographs 1962-2006, parue aux éditions Damiani, est captivante. Est-ce le noir et blanc lancinant, ou l’élégance rétro qui se dégage des pages, qui en sont la cause ? Difficile à déterminer.

Une chose est sûre : cette première rétrospective du photographe de mode américain (1936-2006) souligne l’ampleur de son travail. Dans les années 60, il signa parmi les plus belles séries mode du magazine Harper’s Bazaar – avec la complicité de la journaliste mythique Carmen Snow – avant d’apporter ses compétences à d’autres titre comme Vogue, W, Cover Girl…Le cœur de l’ouvrage capture cette décennie phare qui voit les femmes gagner en liberté vestimentaire. James Moore raconte cette transition de manière poétique, loin des poses artificielles de studio. L’homme est fasciné par le cinéma et chaque cliché respire son goût de la mise en scène.

Figure un temps négligée par les historiens de mode, l’esthétique de James Moore est aujourd’hui reconnue comme ayant influencée de nombreux photographes, à l’instar de Steve Hiett qui le revendiquait. L’ouvrage balaie son travail jusqu’à sa disparition et recueille la parole de mannequins, de designers et de journalistes ayant croisé la route du maître.

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