Louise Dahl-Wolf

Rencontre virtuelle entre Louise Dahl-Wolfe et Stéphanie Pfriender Stylander

Son nom aurait dû résonner de Paris à New York. Mais, avec les mesures de confinement dues au coronavirus, le travail méconnu de la photographe Louise Dahl-Wolfe (1895-1989) ne sera pas mis sous les projecteurs comme il aurait dû. A Paris, l’exposition Harper’s Bazaar au Musée des Arts Décoratifs mettait en lumière la fructueuse collaboration entre elle et le magazine durant 22 ans.

À New York, la Staley-Wise Gallery – qui a temporairement fermé ses portes– propose une visite virtuelle de l’exposition : 2 women of style. Louise Dahl -Wolf and Stephanie Pfriender Stylander, initialement prévue dans ses locaux.

Grâce à cette initiative, on peut admirer le choix pertinent fait par la galerie : celui de croiser le regard d’une pionnière de la photographie de mode avec l’une de ses héritières. Deux femmes, deux époques, deux styles dont on cherche forcément les similitudes.

Duo de femmes photographes

Si leur maîtrise du noir et blanc est une évidence, la ressemblance s’arrête là. L’une – Louise Dahl-Wolf – a inventé une certaine élégance dont elle sera l’ambassadrice jusqu’à sa retraite. Avec Carmen Snow puis Diana Vreeland – deux rédactrices en chef mythiques du Harper’s Bazaar – elle travailla de concert pour moderniser l’image de la femme de 1936 à 1958.
Sa signature : réaliser des photos à la lumière naturelle. Dans son viseur, on trouve des stars hollywoodiennes comme Lauren Bacall dont elle tirait le portrait et des mannequins, aux poses libres, mises en scène dans le monde entier.

Lire aussi: Kate Moss par Stephanie Pfriender Stylander

L’autre artiste de l’exposition – Stephanie Pfriender Stylander – a un univers complètement différent. En 1991, elle a le flair de photographier Kate Moss alors âgée de 17 ans. Ces séries, avec celle que l’on surnommera La Brindille, vont la propulser dans l’univers de la publicité et des magazines dans lequels elle évoluera jusqu’au début des années 2000. Son style, facilement identifiable, se distingue par une atmosphère cinématographique. Passionnée par la Nouvelle Vague et le travail du réalisateur John Cassavetes, Stephanie Pfriender Stylander apporte une sensualité mélancolique à la photographie de mode

L’exposition célèbre l’œuvre de deux femmes photographes dont le travail marquant est apparu dans les magazines à plus de trente ans d’intervalle.

À visiter sur le site.

Louise Dahl-Wolf

© Louise Dahl-Wolfe, 1953. © Center for Creative Photography at the University of Arizona / Courtesy Staley-Wise Gallery, New York

 

Louise Dahl-Wolfe

© Louise Dahl-Wolfe, 1953. © Center for Creative Photography at the University of Arizona / Courtesy Staley-Wise Gallery, New York

 

Stephanie Pfriender Stlylander

© Stephanie Pfriender Stylander, 1993 / Courtesy Staley-Wise Gallery, New York

Stephanie Pfriender Stlylander

© Stephanie Pfriender Stylander, 1991 / Courtesy Staley-Wise Gallery, New York

 

Stephanie Pfriender Stlylander

© Stephanie Pfriender Stylander / Courtesy Staley-Wise Gallery, New York

En haut de page:© Louise Dahl-Wolfe, 1948.© Center for Creative Photography at the University of Arizona / Courtesy Staley-Wise Gallery, New York

 

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