arthur elgort

5 livres incontournables sur la mode

Ils ont marqué l’année 2019 ! Ces 5 beaux livres sur la mode et son univers sont à (re)découvrir. Archives photographiques, croquis et clichés de figures iconiques se sont glissés dans leurs pages. Des must pour faire sa culture mode.

Les femmes d’Arthur Elgort

L’un reste, l’autre part. Et en héritage, une œuvre commune. Arthur Elgort et le regretté photographe de mode Steve Hiett – qui s’est éteint le 28 août 2019 – ont réuni leurs talents dans le livre I love… paru aux éditions Damiani. Aux commandes : Steve Hiett, dont l’autre amour était le graphisme, et qui a conçu pour son illustre confrère un ouvrage regroupant ses plus beaux clichés.

Les femmes, les femmes, les femmes pourrait être le sous-titre du livre. Il est une déclaration d’amour à toutes celles qui ont croisé la route d’Arthur Elgort: du top modèle à la jeune ballerine en passant par des personnalités influentes de la mode. On y croise les visages de Cindy Crawford, de Linda Evangelista, de Franca Sozzani – ancienne rédactrice en chef de Vogue Italie -, de Polly Allen Mellen – ancienne rédactrice mode d’Harper’s Bazaar…

C’est tout le style spontané du photographe de 79 ans qui s’étale dans ces pages et qui lui valut de travailler avec de prestigieux magazines et de signer les campagnes publicitaires de Chanel, Valentino, Yves Saint Laurent, entre autres. L’homme, dont l’autre passion est le jazz, a toujours su faire swinguer ses modèles face à l’objectif. Inconditionnel du snap shot, Elgort traque le mouvement ou la pause naturelle de ses sujets. Une recette qu’il n’a pas changée depuis ses débuts au Vogue anglais en 1971 et qui donne toute la saveur à cet ouvrage.

arthur elgort
Dior

Pompeuse la mode ? Pas pour Dior !

Les mannequins font la gueule. Les directeurs artistiques sont intouchables. Les rédactrices de mode se prennent au sérieux. Quant aux blogueurs… Tel pourrait être le tableau peu flatteur du milieu de la mode qui, malgré de réels efforts de démocratisation, manque encore cruellement d’humour aux yeux du plus grand nombre. Enjeux économiques oblige, la mode n’a plus vraiment le cœur à la fête et à la légèreté.

Un livre s’emploie à dérider cette imageDior, moments of joy publié aux éditions Flammarion, replace la joie au cœur de l’identité d’une des marques de luxe les plus puissantes, et renvoie au placard les préjugés de snobisme qui peuvent planer sur elle – et par extension sur l’ensemble du secteur.

Que le message soit clair : au sein de cette maison, c’est la gaieté qui règne ! Et ce depuis sa création par le surdoué Christian Dior. D’émouvantes images d’archives, signées entres autres Robert Doisneau et Henri Cartier Bresson, montrent le maître sourire aux lèvres en train de savourer le succès d’un défilé, entouré de mannequins aux visages épanouis.

Ces précieux clichés d’un monde révolu servent de traits d’union aux autres images plus contemporaines du livre qui mêlent visuels de campagnes, making-off de shootings et photos de défilés. Ils semblent vouloir attester que l’état d’esprit impulsé par Christian Dior a traversé les époques et guide encore la maison aujourd’hui.

Les plus beaux podiums d’Yves Saint Laurent

S’il y a des êtres qui manquent cruellement à la mode, Yves Saint Laurent en fait partie. Le travail du couturier, décédé en 2008, est une fois de plus célébré. Six mains se sont jointes pour compiler ses plus beaux défilés, dans un ouvrage paru aux éditions de La Martinière. Yves Saint Laurent- Haute Couture-Défilés est signé par la papesse de la mode et journaliste Suzy Menkes, par l’historienne Jéromine Savignon et par le directeur du musée Yves Saint Laurent, Olivier Flaviano.

A travers une sélection pointue de 1000 photographies, les trois experts dissèquent le travail hors pair du créateur, de 1962 à 2002.

En tournant les pages du livre, on navigue d’un style à l’autre, et l’on observe la mue créative de l’homme. De l’emblématique smoking, en passant par les robes Mondrian, les capes cubistes et les vestes Van Gogh : le livre déroule le fil créatif d’Yves Saint Laurent et pointe son inestimable contribution à la mode.

L’ouvrage est aussi une photographie de plusieurs époques. Il donne à voir l’évolution de la mise en scène des défilés. Les mannequins s’y montrent espiègles ou distantes, selon les recommandations de l’époque. Plusieurs visages disparus –ou qui ne sont plus sous les feux des projecteurs – réapparaissent au fil de l’ouvrage.

Plus qu’un simple recueil sur le travail d’un maître, ce livre offre un témoignage rare sur le monde de la mode et de la couture.

Interview, 50 ans d’esprit libre.

Le titre, qui connut une trajectoire mouvementée après la mort de son fondateur  Andy Wharol en 1987, fête 50 ans d’existence à travers le livre Interview : 50 years paru aux éditions Assouline. On y (re)découvre avec plaisir des couvertures culte (celles de Grace Jones en tête !), des portraits de stars en devenir comme Madonna et Jodie Foster, des figures disparues telles Sharon Tate, des créateurs de mode et des stylistes en pleine ascension comme Karl Lagerfeld, Yves Saint Laurent, Diane Von Fürstenberg et André Leon Talley.

Le livre met aussi en évidence les différentes évolutions du magazine à travers le temps, pour le meilleur comme pour le pire. Au gré des rédacteurs en chef, le magazine – racheté en 1989 par Peter Grant – s’éloigna de l’esprit underground insufflé par Andy Warhol pour davantage célébrer des personnalités issues de la pop culture – sous la direction d’Ingrid Sischy – puis pour adopter une esthétique très mode, sous la rédaction en chef de Fabien Baron et de Glenn O’Brien, jusqu’en 2017.

En fonction des sensibilités, on s’attarde sur des archives incroyables, symboles d’une époque révolue, on dévore les notes d’anciens contributeurs ou l’on sourit face à des articles impertinents – parfois racoleurs – mettant en scène les nouvelles idoles de la société américaine, le clan Kardashian en tête.

L’art du scrapbook selon Cecil Beaton

C’est une plongée dans un monde disparu. Un tourbillon de visages mythiques, entre célébrités et personnalités de la mode des années 30 aux années 70. Le livre Beaton, the art of the scrapkbook paru aux éditions Assouline met en lumière tout le talent et l’univers de Sir Cecil Beaton (1904-1980). Illustre photographe de mode et portraitiste – indissociable des magazines Vogue et Vanity Fair –le britannique fut un des artistes les plus importants du XXème siècle. Le livre n’est pas une énième compilation de ses œuvres. Mais une version ultra chic du scrapbook. Précurseur, Cecil Beaton a inventé un art qui explosera des années plus tard. A la manière d’un journal intime, il a consigné dans ses carnets un ensemble de documents arty. Des photos, des dessins, des extraits de journaux et des affiches qu’il coupait, collait et assemblait sous la forme d’un mood board inspirant. Le tout, agencé avec beaucoup de style, renseigne sur les centres d’intérêt du photographe et sur son processus créatif.

cecil beaton

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